Voyage à Munich, Mai 2007

 

Souhaité, désiré, reporté et enfin concrétisé, ce voyage prenait son envol au petit matin du dimanche 13 Mai, au pied d'un bus grand tourisme, prêt à engloutir la quarantaine de voyageurs, tous présents à l'heure.

Au passage à Strasbourg, nous récupérons Pascal et Erwan du BMW Club Armorique qui se sont joints à nous. Le dimanche matin tôt, l'autoroute allemande est tranquille et avant Karlsruhe nous bifurquons vers Stuttgart. Il y a bien sûr, les inévitables travaux et limitations de vitesse qui vont avec mais nous atteignons Stuttgart et le Musée MERCEDES vers 10 H 15.

Flambant neuf, le Musée est d'une architecture très moderne même s'il recèle des trésors anciens de la marque superbement présentés sur plusieurs niveaux. A l'accueil, nous nous équipons de boitiers récepteur et écouteurs, les explications sont à choisir dans plusieurs langues, dont le français. A la fin de la visite le rez-de-chaussée nous propose ses boutiques et quelques modèles modernes. Le bar est accueillant et nos places sont réservées au restaurant avec un déjeuner excellent.

Tout au long de la visite le parcours est garni de visuels d'époque qui replace les autos dans leur contexte et des écrans proposent en boucle des documents et films anciens. Espérons que le futur musée BMW saura se montrer à la hauteur car Mercedes a placé la battre très très haut !

 

Au sud de Stuttgart nous faisons ensuite une pause au Musée PORSCHE. Nous le savions, ce musée est actuellement indigne de la marque et un nouveau bâtiment est en construction. Mais l'arrêt s'impose quand même, histoire de côtoyer l'usine et son mythe.

Entre Stuttgart et Munich le trafic s'intensifie mais reste supportable en l'absence des poids lourds et malgré un accident suite à une réduction de voies pour... travaux. Nous rentrons en ville par le nord-ouest et passons à proximité du stade olympique et de la tour quatre cylindres BMW que nous approcherons demain. L'hôtel Ibis est en plein centre ville et le restaurant pas loin. Nous y voilà à Munich ! depuis le temps qu'il revenait dans les conversations d'AG ce voyage, nous trinquons joyeusement à la bière !

Lundi matin 9 heures, les conversations sont feutrées, la car avance sans trop de problème vers ce qu'on peut appeler le BMW Center où se trouvent  concentrés le quatre cylindres, l'ancien musée, l'usine série 3, la construction du Bmw Welt (le monde Bmw) avec le nouveau musée dans le quartier, à quelques rues, d'autres bureaux Bmw, le centre de recherche FIZ avec Mobile Tradition derrière.. C'est là que nous allons visiter les réserves historiques de la marque, non autorisées à la visite, sauf au travers de Clubs affiliés par EUROPA à l'International Council of BMW Clubs.

Sur trois étages nous voyons défiler 90 ans d'histoire, des autos mythiques comme les Art'cars, les modèles de compétitions aux mains de noms prestigieux, bref, une émotion pleine et continue, trop longue à détailler. Pas de photos en ces lieux, façon de dire venez, venez vous plonger au coeur de l'histoire Bmw.

Au cours de la visite, nous aurons le plaisir de rencontrer Martine Rapp de Mobile Tradition, responsable des manifestations historiques internationales, en pleine préparation des Mille Miglia juste après le concours de la Villa d'Este. Alsacienne polyglotte avec 25 ans de maison, nous avons eu l'occasion de la voir à l'oeuvre sur le Mans Classic et gérer le tout d'une façon magistrale. Elle prit le temps, à Munich, de nous remercier de ce que nous faisons pour l'image de la marque. Respect Madame.

Le repas du midi en terrasse sous les arbres, permet à tous de récupérer avant de se déplacer au pied du quatre cylindres pour la visite de l'usine de montage de la série 3.

Nous sommes divisés en deux groupes, équipés de lunettes de protection et d'une oreillette avec ampli pour entendre les explications très documentées de nos guides. Nous voilà maintenant dans le monde industriel moderne, presses à former, manutentions automatisées des pièces vers les postes de soudure et de collage autour desquels s'agitent une multitude de robots dans des espaces millimétrés et à des vitesses inaccessibles aux humains. La production est automatisée à 85%, si j'ai bien retenu le bon chiffre, et il faut 17 heures pour fabriquer un série 3, y compris les 2 heures de vérifications/essais avant sortie d'usine. Là aussi, il faut  s'y prendre de bonne heure pour avoir accès à la visite (6 mois au moins) et le coup de pouce de Kati Hockner de Bmw Clubs Office nous sera d'une aide précieuse. A ce moment du voyage, je pense aux gens qui nous interrogent sur les salons, à savoir ce que peut apporter un club, et à nos collègues de Club amis qui doutent de l'intérêt de s'affilier à Europa, il y a dans ces visites exceptionnelles les meilleures réponses possibles.

Au sortir de l'usine et malgré une fatigue que personne ne ressent, nous faisons un saut de puce de l'autre côté de la 4 voies vers le musée provisoire à côté du stade olympique. Il s(y trouve quand même une trentaine de belles autos, de l'avant-guerre au Z1 et quelques compétitions. Le beau coupé 700 sport intéresse Thierry qui prépare une future saison, on en reparlera. Passage rapide à l'hôtel avant de descendre en ville pour une soirée bavaroise typique à la Hofbräuhauss, haut lieu des agapes houblonnées en pot d'un litre. Musique tyrolienne, danses rythmées talon-pointe-bras et mains suivent la cadence et les spectateurs agrémentent le spectacle de leur participation au choeur des sonnailles et clochettes des montagnes. Notre Anne-Marie fait une prestation tout à fait remarquable, habituée qu'elle est à suivre la cadence et le rythme en bonne copilote d'un champion de France VHC. Sur Bmw, naturlich !

La matinée du mardi est libre pour visiter la ville, voir le show-room Bmw dans le centre, et en fin de matinée, assister au carillon animé de l'Hôtel de ville. Dans le bus qui fait la visite de la ville, il y a dégustation de saucisse de Munich, grâce à qui ? à Jacques. Le déjeuner se passe dans la Ratzkeller sous l'Hôtel de ville où la bière est toujours aussi appréciée, le repas aussi avec l'incontournable roulé aux pommes/crème vanille.

Départ en car ensuite vers une destination que je qualifierai "à risque" ne l'ayant pas validée avant le voyage, mais incorporée malgré tout sous les recommandations d'un Bmwiste anglais. Le musée EFA, à Amerang, à environ 70 Km de Munich. Nous étions en pleine campagne, il pleuvait, seul moment de mauvais temps de tout le voyage, la route se rétrécissait au fur et à mesure et je craignais d'arriver sur une grange avec 5 ou 6 voitures en piteux état.

Les bâtiments autour du parking sont ma foi comme neufs et à l'intérieur, miracle des dieux et de la sainte famille BMW, deux collections  absolument extraordinaires : l'une de modèles réduits de chemin de fer au sous-sol, avec un circuit aménagé, décoré, d'une longueur de 60 mêtres sur quatre voies en fonctionnement. A côté dans les vitrines, une collection incroyable de modèles, locos, voitures de toutes sortes. L'autre collection, au rez-de-chaussée, concerne toute la fabrication automobile allemande, rangée, documentée, avec des modèles jamais vus, des marques inconnues, une rétrospective presque complète des modèles  Auto-Union sous les marques des quatre anneaux, Audi, DKW, Horch, Wanderer.

Côté BMW, c'est tout simplement bluffant, les cinq DIXI sont des modèles spéciaux et à suivre des modèles 3.15, 309, 321, 326, 327 coupé, 319 roadster, 327 Cab,328 roadster, 340, 700 Cab, 1800, 30 Si, 507, 503, 30 Csl, M1, Glas 3000, Glas 1700, toute la famille quoi ! dans des variantes de carrosserie jamais vues..  il est impossible de tout décrire, tant la qualité et la variété des autos sont incroyables. Et puis il y a les autres marques Mercedes, Porsche avec autant de raretés. La surprise a été totale et grande l'émotion et le plaisir de cette visite, en cerise sur le gâteau  de ce voyage.

Le lendemain mercredi nous étions sur le départ. La veille, au cours du repas, j'avais indiqué que nous passerions quand même faire un arrêt, comme prévu en novembre 2006, chez Alpina. Nous passions tout prêt et je voulais espérer pouvoir comprendre ce qui avait motivé le refus d'Alpina de nous recevoir.  Après différents mails et un coup de téléphone en janvier, on m'expliqua que la direction a décidé de ne plus recevoir de groupes en 2007. Nous faisons donc un arrêt, il y a bien un petit show-room alors qu'on m'avait dit qu'il n'y en avait pas et notre groupe se met à fureter, chasser le prospectus et se passer le vêtement estampillé Alpina. La pauvre secrétaire à l'accueil appelle à l'aide et deux jeunes descendent prêter main forte. Il faut prendre les commandes et ensuite aller chercher au stock.

Entre temps, la responsable export a vu le car français et donc descend aux nouvelles. Nathalie, toujours efficace et réactive, vient me chercher et j'obtiens un entretien avec cette dame, parlant français, qui m'explique que pour les visites, il y a une autre responsable qu'elle va faire venir.  En effet, une dame arrive et en quelques minutes me donne la bonne explication.

La direction d'Alpina - alias mister  Bovensiepen - a déclaré qu'il n'y aurait plus de visite de personnes ou de groupes venant de pays où il n'y avait pas ou plus d'importateur !  Dont acte. En France, il n'y a plus d'importateur et la Miss Caroll chargée de l'export, me dit que ça lui pose de gros problèmes pour la vente. Alpina a vendu une D3 à un français, il a attendu 6 mois la voiture et 1 an pour l'immatriculer, parait-il...

Donc l'arrêt a été profitable au moins pour ça et aussi pour les acheteurs de souvenirs et de vêtements malgré les problèmes de paiement, merci Edmond.

Il est passé 13h30 lorsque l'on arrive au restaurant sur le lac de Constance, face au lac, au soleil, autour d'un bon coup de blanc local ou de la chope de bière. Très bon repas, bon service, et le roulé aux pommes est tiède, fondant et croquant.

La suite est retour vers la France à travers la forêt noire, la pluie nous arrive bientôt mais avec tous ces souvenirs plus rien ne peut nous atteindre.. La dislocation se fait au point de départ à Colmar et chacun à la gentillesse de faire part de sa satisfaction. Tout au long de ces quatre jours chacun a eu à cœur de respecter le timing du groupe et ça a bien facilité nos déplacements parfois resserrés dans le temps et l'ambiance s'est trouvée chaleureuse de par la bonne humeur de tous. Je comprends que l'idée de voyager en car a pu rebuter quelques uns qui auraient préféré aller à Munich avec leur auto. C'est sur que la photo de l'ancienne au pied du quatre cylindres aurait été sympa, mais chaque participant a pu mesurer l'impossibilité d'une telle entreprise. Je ne citerai que Michel, me disant le lendemain de l'arrivée son appréhension à faire le voyage en car et sa satisfaction au retour avec le désir de repartir si ça se représente. Merci Michel.

Merci à tous les participants, membres de club ou amis du club, vous avez plein de souvenirs à faire partager et dire aussi combien la vie en Bmw clubs peut être belle.

 

Bernard B.